Les travaux de Zerktouni (Casablanca) avancent !

La pause à Zerktouni !
Le seul petit problème, c’est que ça commence à devenir fatigant
A bientôt pour un point sur les avancées des travaux dans Casablanca !
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La pause à Zerktouni !

Plus de cana pour les touristes !

Mon jardin atelier avant

le même le lendemain matin...
Bref, à Casa il pleut pas souvent, mais c’est pas pour ça qu’il ne faut pas regarder la météo quand on laisse sa peinture dehors..;
Sinon dans la série je suis pas le seul à pas avoir anticipé :
voila le tout nouveau tunnel du centre ville de roudani à côté de maarif à Casablanca : comme vous pouvez voir, quand il pleut , il pleut …
Salut à tous !
Vous vous rappelez peut-être de mes récits de la difficulté d’écrire un texte de quatrième de couverture (ce petit texte écrit à l’arrière des romans pour faire vendre). J’avais demandé à mon éditeur de l’écrire moi-même (j’ai des tendances un peu obsessionnelles parfois), et donc j’en avais écrit une bonne vingtaine de versions, dont je vous avais fait part ici, ou ici .
Après la dernière version envoyée, je croyais bien l’histoire close… c’était sans compter sur les revers de l’édition. Après avoir imprimé le BAT (première édition pour validation), ne voici pas que mon éditeur m’écrit qu’il pense qu’il faudrait présenter le roman d’une autre manière et me suggère une quatrième de couverture à lui ! “C’est son métier” me dis-je, et loin de moi l’idée de contester cet avis. Me voila donc parti pour un dernier changement de cette satanée quatrième de couverture pour mon roman Uwishin ! A une semaine même pas du tirage !!
Je vous la laisse découvrir, comme mise en bouche pour le roman !
” Shakaim, jeune Amérindien, est très vite appelé à devenir uwishin, c’est à dire shamane, ou guérisseur de la tribu des Shuars. Mais il n’aura pas le temps d’exercer cette fonction : repéré par un impressario international, il est amené à se produire sur les scènes de différents pays du monde où ses chants sacrés deviennent des best-sellers dans l’industrie du disque. Mais Shakaim supportera-t-il longtemps le star-system ? Pourra-t-il accorder sa fonction de shamane avec celle de vedette du show-biz ?
Ce roman, véridique par bien des aspects, est un hymne à la tolérance et au respect de l’homme, dans ses origines, ses croyances et sa dignité. ”
Pour retrouver tout sur le roman, cliquez ici !
Vraiment c’est pas pour dégoutter ceux qui commencent à se morfondre sous la pluie de l’automne du nord qui commence trop tôt et qu’est trop froid et trop pluvieux, mais un ami vient de me faire remarquer que ça faisait plus de trois mois qu’on avait pas vu une goutte d’eau ici.
Je sais c’est con à dire, mais bonjour la facture d’eau pour arroser mon (petit jardin). Vous me direz gâcher l’eau c’est mal tout ça. Alors déjà j’arrose pas ma pelouse, ça c’est peine perdue elle crame quoi qu’il arrive, donc juste mes hibiscus et les trucs du genre qui me protègent de l’extérieur. Et je peux vous dire qu’en pleine ville qu’à pas vu d’eau depuis 3 mois et demis, sous le cagnard et en plein ramadan où tu peux pas boire comme tu veux, hé ben t’es content de retrouver la fraicheur de ton petit jardin et tu veux pas qu’il crève.
Je suis écolo aussi, et je prends soin de mon coin de vert. Mais pour une année ‘pluvieuse’ record… j’ai pas envie de voir la sécheresse.

Casa la chaude et sèche (pas facile à dire pas vrai)
Allez zoup j’vais prendre une douche moi, rien que d’y penser j’suis tout sec.

Le facteur
Il faut savoir que je commence toujours par écrire plein d’histoires que je laisse trainer. Et puis il y en a qui me reviennent, alors je les recherche, je les complète, et je relaisse trainer. Parfois je vais fouiller dans la poussière voir si une m’interpelle. Et un jour presque au hasard, je me lance dans l’une d’entre elle. Je n’écris pas tout de suite d’abord. Je décris scène par scène, je redécoupe. Je vois les personnages, je les change. Je cherche des gens autour de moi pour leur voler des traits de caractères et monter ainsi des patchworks qui seront des personnages. Parfois ça ne me convient pas alors je vais chercher plus loin, je prends des footballeurs des politiques des personnages de romans, je mélange, jusqu’à les avoir devant moi, à pouvoir leur parler, à entendre leur ton. Si je n’entend pas un personnage me parler je ne peux pas l’écrire je ne sais pas comment il parlerait.
Après vient ma plus grande folie : le cadre. Je suis un peu maniaque à ce niveau, il faudra que j’écrive un livre qui se passe dans une petite ville de banlieue où rien n’est à rechercher sur les mots, les coutumes, les mythes, les religions. Je m’obstine toujours à placer mes histoires dans des endroits très “typiques”, et je ne peux m’empêcher de fignoler les détails - je déteste qu’un auteur parle d’un sujet qu’il ne maîtrise pas , je ne voudrais pas qu’on m’accuse d’inexactitude.
Ensuite vient ma deuxième tendance maniaque : je repère tout le roman dans le temps : je prends des cartes et je relève les temps de déplacement, si je peux je vais les mesurer ou je demande à des personnes, je m’assure que tout est possible dans le temps, dans l’espace. Qu’on ne me dise pas : “mais on n’y croit pas, c’est pas possible”.

écrire...
Après vient la réécriture. Tout d’abord le montage général, redéplacer les scènes changer le rythme, durcir un personnage, en rajouter un autre, accélérer tel passage, réduire telle description.
Puis vient la mise en forme des dialogues, des paragraphes, puis la correction orthographique.
Puis les premières horribles et angoissantes relectures, quand pour la première fois des yeux extérieurs découvre l’ouvrage. Puis les discussions avec les relecteurs, et les nouvelles modifications.
Enfin commence la sempiternelle et pathétique quête d’un éditeur.
Les heures à la salle de photocopie, les reliures, les attentes à la postes, les lettres de motivations, les démarchages à l’anglaise. Les refus, les rien, les pas de réponses, les quoi, les refus, les pas de réponses, les renvois, les heures à chercher la bonne adresse le bon contact. Les retours enfin d’éditeurs ayant lu, avec leurs remarques et c’est reparti encore pour une réécriture, des changements, mais alors si on change ça il faut encore tout changer là et là, et puis ici, et puis il y a de nouveau des fautes d’orthographes.
Les concours aussi (j’ai bien fait sur ce point). Les mois d’attentes que le concours se finisse et que le verdict soit rendu.
Et là ça y’est , au bout du bout du bout du bout du bout du chemiiiiiiiin (putain c’était long), ces quelques pages à peine noircies laissées par le facteur.

Ah oui écrire...
J’espère que je ne vous ai pas saoulé, mais ça me paraissait important de le préciser pour que vous imaginiez ce qu’on ressent quand on reçoit “ça” entre les mains. Pourquoi je tremblais un peu en parcourant les pages d’un coin du regard, sans pouvoir trop vraiment lire. Ce n’est pas le bout d’une aventure, c’est presque un bout de vie. Et on ne fait que se retenir d’espérer que ce ne sera que le début de l’aventure, qu’on va nous demander d’en parler, que des gens vont le lire et nous écrire, et le recommander, parce qu’au fond, on l’a écrit pour qu’il soit lu.
Mais on n’espère quand même pas trop fort. Parce que s’il n’y a que 10 personnes qui le lisent de la famille et des amis et qui dise : oui oui, c’était pas mal, hé ben mine de rien ça fera quand même un peu mal.
Voilà le beau métier d’écrivain. Et dire que j’en ai toujours rêvé. Et dire que j’en rêve toujours…