Epitaphe pour beau gosse
Les maisons s’ouvrent pour moi comme si elles étaient closes. Si frustrant de savoir que mon talent n’y est pour rien : s’il suffit d’une belle gueule à quoi bon travailler ?
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Les maisons s’ouvrent pour moi comme si elles étaient closes. Si frustrant de savoir que mon talent n’y est pour rien : s’il suffit d’une belle gueule à quoi bon travailler ?
Un petit texte d’expression de mon cru comme toujours sur ce blog, simple et naturel pour décrire ces réveils et ces séparations, et surtout cette condition instable et répandue d’ensemble sans être ensemble, ensemble à l’occasion, par laquelle nous passons tous, d’un côté, de l’autre, ou a cheval sur la barrière.
Elle m’a dit « adieu », encore une fois, entre deux coups de pinceau…
Cette lopette en salopette n’est qu’une salope.
D’ailleurs plus personne n’en porte mais putain,
Qu’est ce qu’elle m’en fait tenir la morue !
A s’en croire la reine des océans ; aux dents longues
De la mer de chopper toujours un plus gros poisson.
Un qui en plus d’éponger ses désirs arrosera toujours plus ses beuveries.
Moi qui n’ai pas le sou, je passe en second,
Dans l’ombre des fonds de soirée, je fais tapisserie tout du long
En l’attendant, je la vois tricoter ses filets, se débattre,
Glisser sur leur torse ses griffes qui se plantent dans mon cœur
Et me pénètrent et me violent, m’emprisonnent et me sauvent.
Cette douleur qui chaque fois me fait revivre, jusqu’au réveil.
Ah le soleil et tout son mensonge !
Elle courre pour une nouvelle flèche,
Moi sur le fil, face à la glace, la raison file,
Une journée commence, pendu à ses bras qu’elle ne me tend pas.
Y’a pas à dire, il y a un “effet” coupe du monde. Un truc qui fait que les gens deviennent beaucoup plus dingues que d’habitude, se lâchent, et surtout que tout le monde se retrouve pour matter un match d’un sport qu’à peine quelques pourcents suivent d’habitude. J’étais ce week end au café Oz de Place Blanche à Paris pour matter le match France Irlande… Arrivés à 18h00, le temps de se caller 12 pintes de bière avant le début du match et de se peinturlurer histoire de faire sentir aux 15 combattants de St Denis qu’on les soutient… 18h00 le bar est encore assez vide, mais ça se remplit rapidement, et mieux que ça, ça se blinde rapidement, 19h30 le bar est blindé, une fanfarre entre (sponsorisée par une célèbre boison à l’anis du sud de la France…) Chants à tout va, pastaga à tout va, après une heure tout le monde est chaud chaud chaud, prêt pour le match, qui se déroulera dans les cris, la joie, la danse et les chants, et encore plus loin, la fête de la victoire se prolongeant jusqu’à 6h00 du mat’. Les coupes du monde comme ça, moi J’AIME. Je crois que pour des fêtes comme ça je pourrais suivre les championnats du monde de curling ou de water polo… Comme disait Musset, ”Amour est le grand point, qu’importe la maîtresse, Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse.”
Quelques vidéos pour vous faire partager l’ambiance:
Rugby in a bar : France World Cup vs Ireland
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=1LnckDWdLAw]
Rugby 2007 France worldCup in a bar
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=9Y1hSZmbvCU]
Singing songs in the OZ cafe France vs Ireland Rugby 07
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=BUye4aW3l6o]
La poésie moderne a-t-elle besoin d’être crue, cash, gore, vulgaire pour s’acheter une décence, une crédibilité, pour oser ce montrer et qu’on accepte de la regardée sans avoir honte ? Parfois je suis obligé de dire que je vais slammer pour qu’on écoute ma poésie… Oui, il y a une force à pouvoir exprimer des choses simplements, comme on les ressent, sans pincette, sans métaphore, même une liberté du possible des sujets traités. J’aime toutes les formes de poésie, des figures imposées à l’applat de couleurs difforme. Alors voilà, simplement exprimé, un plaisir simple que je crois nous partageons.
dernier plaisir
ça me tire si fort que je voudrais être une femme
même bourrée
escabeau vers la gerbe
monotonie de tes seins
J’en ai pris pour combien ? CDI
au chômage
pourquoi j’ai proposé ?
ascenseur vers le trip
lumières
fin du film
ça repart
toute ma vie au ciné pour que tu la fermes
un demi
un petit, un mi-temps de truc qui m’aille
Je baisse mon froc, j’aime chier
dernier plaisir total
mon bonheur à fleur de peau
L’absence provoque beaucoup de choses, parfois elle crée même des sentiments qui jamais dans la présence n’auraient éclos.
L’absence agit comme le soleil sur une petites graine en terre fertile : si la graine trouve la force de percer la terre, l’absence la transformera en une plante pleine de vie.
L’absence et son pouvoir sont trop peu loués, je voulais leur rendre homage.
la plaie et son couteau
Je découvre la douleur
Le couteau a pénétré, doucement, s’est retiré
une piqûre
Première réaction : se gratter, la faire partir
Mais le point fixe, toujours présent
chaque instant
à en deviner les contours, au millimètre
d’entaille
de vide
Le couteau ressorti
la chair à nue refuse de se refermer
Chaque jour la plaie appelle l’arme
Combler ce vide, quitte à s’enfoncer plus profond
plus profond -un cri- mais plus la chair à vif !
Te sentir à nouveau.
Souffrir de toi s’il le faut, mais pas de ton absence
L’encre de ta bouche coule comme un venin et se répand en cette eau trouble. Tu m’as menti une fois, j’y ai cru je ne sais pas, deux fois, à peine un peu plus. Une encre desséchée coagule à la surface de l’eau qui stagne. La pluie même n’en brise plus l’écorce et la sècheresse ne la fait plus fondre. Tu peux me traiter d’immature je n’en suis pas si différent, ces gouttes qui rebondissent sont ma seule vérité. Mon ivresse diluée n’arrêtera pas la fuite, quand la blessure est trop profonde l’espoir seul ne stoppe pas l’hémorragie, alors lâche tes cotons et cette médecine de pacotille. Si la fuite est le salut toute autre issue est une prison et une blessure, et une page qui se dérobe sous les assauts de ma plume, un mensonge de plus à tenter d’oublier, une nouvelle guerre entre nous pour encore y replonger.