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Mon dernier roman

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Archive for September, 2009

Plus de cana pour les touristes : Coup dur pour les plans Amsterdam !

Plus de cana pour les touristes !

Plus de cana pour les touristes !

Qui n’a pas entendu cette fameuse rengaine : “on va passer le week end à Dam” … Ces week ends glorieux qui s’arrêtent parfois d’ailleurs à Maastricht. Les jeunes et ados de toute l’Europe affluent depuis des années vers la Hollande pour y passer des week ends, et ce n’est pas pour les musées, ni même pour le quartier rouge…
Les hollandais en ont marre. Marre de voir débarquer ces cars entiers qui se foutent de leur pays et ne viennent que pour s’enfermer dans les coffee shops. Moralité : la vente d’herbe va être limitée aux hollandais ! Il faudra montrer son passeport pour se faire servir. Un mythe s’écroule, pas le plus magnifique il est vrai, mais les temps changent…

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Ca pleut pas souvent, mais quand ça pleut… L’arroseur arrosé de Casa

Mon jardin atelier avant

Mon jardin atelier avant

Il y a pas 3 jours je vous disais qu’on dépassait les 3 mois sans une goutte de pluie à Casablanca…
Je rentrais ce soir là chez moi et étalait comme toujours, confiant, tout mon matos de peinture dehors. Je ne rangeais rien, bien sur, parce qu’il ne pleut jamais, et j’allais me coucher tranquille.


Vers les 2h30 du matin, je me fais réveiller pas des coups de tonnerre incroyables, et j’entends la pluie forte dehors (cela dit les coups de tonnerre ici quand il a fait vraiment chaud et lourd, c’est pas de la blague).
Je cours dehors (en tongues caleçons… classe) et je patauge dans la gadoue (bah oui mon herbe a eu trop chaud pendant 3 mois donc elle est morte). Je me bats sous la pluie froide pour ramasser ce que je peux de matériel de peinture (oublions les toiles, sauvons le matériel). Les boites en cartons dans lesquelles baignent les colorants, pigments et peintures sont remplies d’eau, ça tonne comme c’est pas possible, la terre trop sèche n’arrive pas à boire l’eau…
le même le lendemain matin...

le même le lendemain matin...

ça ruissèle grave dans tous les sens, j’en ai plein les tongues, plein le dos, et j’ai froids et rien pour protéger. Mon salon est plein d’eau dehors, j’ai peur de dégueulasser mon appart. Et surtout je suis complètement déchiré (va te lever à 2h30 du mat’ pour ranger du matos sous la pluie en urgence…)







Bref, à Casa il pleut pas souvent, mais c’est pas pour ça qu’il ne faut pas regarder la météo quand on laisse sa peinture dehors..;


Sinon dans la série je suis pas le seul à pas avoir anticipé :
voila le tout nouveau tunnel du centre ville de roudani à côté de maarif à Casablanca : comme vous pouvez voir, quand il pleut , il pleut …







Le retour de la quatrième de couverture tueuse ! (épisode 5 .. ou 6 ?)

Salut à tous !

Vous vous rappelez peut-être de mes récits de la difficulté d’écrire un texte de quatrième de couverture (ce petit texte écrit à l’arrière des romans pour faire vendre). J’avais demandé à mon éditeur de l’écrire moi-même (j’ai des tendances un peu obsessionnelles parfois), et donc j’en avais écrit une bonne vingtaine de versions, dont je vous avais fait part ici, ou ici .


Après la dernière version envoyée, je croyais bien l’histoire close… c’était sans compter sur les revers de l’édition. Après avoir imprimé le BAT (première édition pour validation), ne voici pas que mon éditeur m’écrit qu’il pense qu’il faudrait présenter le roman d’une autre manière et me suggère une quatrième de couverture à lui ! “C’est son métier” me dis-je, et loin de moi l’idée de contester cet avis. Me voila donc parti pour un dernier changement de cette satanée quatrième de couverture pour mon roman Uwishin ! A une semaine même pas du tirage !!
Je vous la laisse découvrir, comme mise en bouche pour le roman !


” Shakaim, jeune Amérindien, est très vite appelé à devenir uwishin, c’est à dire shamane, ou guérisseur de la tribu des Shuars. Mais il n’aura pas le temps d’exercer cette fonction : repéré par un impressario international, il est amené à se produire sur les scènes de différents pays du monde où ses chants sacrés deviennent des best-sellers dans l’industrie du disque. Mais Shakaim supportera-t-il longtemps le star-system ? Pourra-t-il accorder sa fonction de shamane avec celle de vedette du show-biz ?
Ce roman, véridique par bien des aspects, est un hymne à la tolérance et au respect de l’homme, dans ses origines, ses croyances et sa dignité. ”



Pour retrouver tout sur le roman, cliquez ici !

Plus de trois mois sans une goutte de pluie à Casablanca

Vraiment c’est pas pour dégoutter ceux qui commencent à se morfondre sous la pluie de l’automne du nord qui commence trop tôt et qu’est trop froid et trop pluvieux, mais un ami vient de me faire remarquer que ça faisait plus de trois mois qu’on avait pas vu une goutte d’eau ici.
Je sais c’est con à dire, mais bonjour la facture d’eau pour arroser mon (petit jardin). Vous me direz gâcher l’eau c’est mal tout ça. Alors déjà j’arrose pas ma pelouse, ça c’est peine perdue elle crame quoi qu’il arrive, donc juste mes hibiscus et les trucs du genre qui me protègent de l’extérieur. Et je peux vous dire qu’en pleine ville qu’à pas vu d’eau depuis 3 mois et demis, sous le cagnard et en plein ramadan où tu peux pas boire comme tu veux, hé ben t’es content de retrouver la fraicheur de ton petit jardin et tu veux pas qu’il crève.
Je suis écolo aussi, et je prends soin de mon coin de vert. Mais pour une année ‘pluvieuse’ record… j’ai pas envie de voir la sécheresse.


Casa la chaude et sèche (pas facile à dire pas vrai)

Casa la chaude et sèche (pas facile à dire pas vrai)


Allez zoup j’vais prendre une douche moi, rien que d’y penser j’suis tout sec.

Recevoir le BAT de son roman ça fait…

Le facteur

Le facteur

Un simple paquet arrive par la poste. Sauf que celui là on l’attend de pied ferme car l’éditeur nous a prévenu quelques jours plus tôt : “Julien, je t’envoie le BAT de ton roman, tu regardes s’il y a des coquille d’édition et de mise en page et tu me donnes le go pour l’impression.”
Déjà à ce moment, une suave pression, une douce oppression, une explosive joie, je dirais même un grisou lancinant nous enlace.
Mais alors quand le facteur tend le paquet (faut dire qu’on l’attend tous les matin, et qu’on arrache l’emballage, ça fait des chatouilles de l’intérieur. C’est dur se rappeler de ce qu’on a pensé à ce moment là. Personnellement, je crois que je n’ai rien pensé. J’ai comme retenu la respiration de toute idée. Et puis je l’ai pris et je l’ai soupesé. Voilà. C’est ça presque quatre ans d’effort, ça y’est on y’est ça tient en deux cent pages un peu de couleurs sur la couverture, c’est joli ça va bien se poser sur une bibliothèque. Voilà.


J’ai feuilleté les pages un moment mais je n’arrivais pas à lire.



Il faut savoir que je commence toujours par écrire plein d’histoires que je laisse trainer. Et puis il y en a qui me reviennent, alors je les recherche, je les complète, et je relaisse trainer. Parfois je vais fouiller dans la poussière voir si une m’interpelle. Et un jour presque au hasard, je me lance dans l’une d’entre elle. Je n’écris pas tout de suite d’abord. Je décris scène par scène, je redécoupe. Je vois les personnages, je les change. Je cherche des gens autour de moi pour leur voler des traits de caractères et monter ainsi des patchworks qui seront des personnages. Parfois ça ne me convient pas alors je vais chercher plus loin, je prends des footballeurs des politiques des personnages de romans, je mélange, jusqu’à les avoir devant moi, à pouvoir leur parler, à entendre leur ton. Si je n’entend pas un personnage me parler je ne peux pas l’écrire je ne sais pas comment il parlerait.
Après vient ma plus grande folie : le cadre. Je suis un peu maniaque à ce niveau, il faudra que j’écrive un livre qui se passe dans une petite ville de banlieue où rien n’est à rechercher sur les mots, les coutumes, les mythes, les religions. Je m’obstine toujours à placer mes histoires dans des endroits très “typiques”, et je ne peux m’empêcher de fignoler les détails – je déteste qu’un auteur parle d’un sujet qu’il ne maîtrise pas , je ne voudrais pas qu’on m’accuse d’inexactitude.

Ensuite vient ma deuxième tendance maniaque : je repère tout le roman dans le temps : je prends des cartes et je relève les temps de déplacement, si je peux je vais les mesurer ou je demande à des personnes, je m’assure que tout est possible dans le temps, dans l’espace. Qu’on ne me dise pas : “mais on n’y croit pas, c’est pas possible”.

écrire...

écrire...


Après vient l’écriture frénétique.

Après vient la réécriture. Tout d’abord le montage général, redéplacer les scènes changer le rythme, durcir un personnage, en rajouter un autre, accélérer tel passage, réduire telle description.
Puis vient la mise en forme des dialogues, des paragraphes, puis la correction orthographique.
Puis les premières horribles et angoissantes relectures, quand pour la première fois des yeux extérieurs découvre l’ouvrage. Puis les discussions avec les relecteurs, et les nouvelles modifications.

Enfin commence la sempiternelle et pathétique quête d’un éditeur.
Les heures à la salle de photocopie, les reliures, les attentes à la postes, les lettres de motivations, les démarchages à l’anglaise. Les refus, les rien, les pas de réponses, les quoi, les refus, les pas de réponses, les renvois, les heures à chercher la bonne adresse le bon contact. Les retours enfin d’éditeurs ayant lu, avec leurs remarques et c’est reparti encore pour une réécriture, des changements, mais alors si on change ça il faut encore tout changer là et là, et puis ici, et puis il y a de nouveau des fautes d’orthographes.

Les concours aussi (j’ai bien fait sur ce point). Les mois d’attentes que le concours se finisse et que le verdict soit rendu.


Et là ça y’est , au bout du bout du bout du bout du bout du chemiiiiiiiin (putain c’était long), ces quelques pages à peine noircies laissées par le facteur.

Ah oui écrire...

Ah oui écrire...

Et une dernière fois, une dernière fois remettre l’ouvrage sur le métier. Une dernière relecture pour envoyer enfin le bon à tirer (BAT) à l’éditeur, lui signaler que tel paragraphe a été mal coupé ou telle note de bas de page a été oubliée. Tout en sachant que le livre part en presse dans 2 jours et qu’il faut se dépêcher, qu’il sort dans moins d’une semaine et que cette fois s’il y a une erreur et que je ne l’ai pas vue, elle y est pour de bon, déposée, lue, relue, rerelue, et que des dizaine (je suis modeste?) des milliers (ok je m’y crois) de lecteurs vont se la coller et dire ooooh il y a une faute et sortir de l’histoire pendant un moment en se disant il y avait une faute. Peut être ils vont m’écrire même pour me dire qu’il y avait une faute et je serai dans le placard en train de me cacher.
Vivement l’édition finale, au moins il n’y aura plus rien n’a faire, je pourrai redormir tranquille. A mais tiens, c’est demain ! Plus qu’une nuit…



J’espère que je ne vous ai pas saoulé, mais ça me paraissait important de le préciser pour que vous imaginiez ce qu’on ressent quand on reçoit “ça” entre les mains. Pourquoi je tremblais un peu en parcourant les pages d’un coin du regard, sans pouvoir trop vraiment lire. Ce n’est pas le bout d’une aventure, c’est presque un bout de vie. Et on ne fait que se retenir d’espérer que ce ne sera que le début de l’aventure, qu’on va nous demander d’en parler, que des gens vont le lire et nous écrire, et le recommander, parce qu’au fond, on l’a écrit pour qu’il soit lu.
Mais on n’espère quand même pas trop fort. Parce que s’il n’y a que 10 personnes qui le lisent de la famille et des amis et qui dise : oui oui, c’était pas mal, hé ben mine de rien ça fera quand même un peu mal.


Voilà le beau métier d’écrivain. Et dire que j’en ai toujours rêvé. Et dire que j’en rêve toujours…

INTERVIEW de Julien STEPHAN, auteur du roman UWISHIN, par Audrey WILLIAMS dans Le Scribe Masqué

INTERVIEW de Julien STEPHAN, auteur du roman UWISHIN, par Audrey WILLIAMS
Cette interview a été publiée dans la revue “Le Scribe Masqué“, section Tribune Littéraire


Masque d'Or

Masque d'Or

1) Pouvez-vous nous préciser quand et comment s’est passée votre rencontre avec Thierry ROLLET et les éditions Masque d’Or (Editeur d’Uwishin NDLR) ?
Suite à un concours de roman par les éditions Masque d’Or, où mon roman Uwishin a été retenu.


2) Avez-vous déjà publié ou s’agit-il de votre premier roman ?
C’est le premier roman que je publie. J’ai publié des poèmes, textes et courtes pièces.
Julien Stephan

Julien Stephan



3) Quelles sont vos préférences littéraires ? Vos lectures préférées ?
Je suis un livrovore, je mange de tout. En romans, j’avoue un faible pour les récits historiques bien documentés. Mais ce que je préfère, c’est me faire surprendre, vous savez ce livre inconnu qui traînait chez le bouquiniste et qu’on prend parce qu’on a plus rien à lire, dont on lit trois pages et qu’on pose à côté du lit avant de s’endormir et passer à autre chose. On le retrouve deux ans plus tard et on se dit allez, c’était peut-être pas si mal. On le retente et là, au détour de la trentième page, on se fait mordre… Une remarque d’un personnage, un détour de l’intrigue, une intervention de l’auteur… Il se passe quelque chose, il y a quelque chose à découvrir dans ce livre. J’adore ce moment, j’adore les livres qui me procurent cette excitation d’avoir trouvé une perle cachée.


4) En lisant Uwishin, on a l’impression que vous êtes un grand voyageur. Connaissez-vous bien la tribu dont vous parlez ? Sinon, d’où tenez-vous votre documentation ?
J’adore voyager, c’est vrai. J’aime particulièrement découvrir les personnes, les vies, au-delà des monuments. La tribu dont il est question dans le roman Uwishin est totalement isolée (et c’est très bien ainsi). Je ne l’ai pas rencontrée, mais je l’ai beaucoup étudiée, ainsi que les avoisinantes. C’est important je crois de soulever la richesse qu’apporte le fait de considérer d’autres croyances et pratiques que les siennes. Je trouve cela même particulièrement valable quand il s’agit de tribus de centaines d’âmes. Mais approcher ces tribus, c’est les détruire doucement. Les observer de loin et en parler est une manière de leur prouver mon estime.


5) Comment pourrait-on résumer la personnalité de Shakaim ? Est-il aussi naïf qu’il en a l’air ou est-ce un sage incompris ?
Entre le naïf et le sage, il y a la plupart de l’humanité, et c’est à peu près là qu’il se situe. Cela dit, sa position entre naïf et sage évolue au court du roman, toutes ces aventures qui lui arrivent et les personnalités charismatiques qu’il rencontre laissent leur marque en lui. Shakaim prend la vie telle qu’elle vient, sans chercher à la prévoir, en cela il n’est pas un sage ; mais il finit par voir clair au fond de ceux qui l’entourent, en cela il n’est pas naïf.


couple shuar

couple shuar

6) Peut-on parler de choc des civilisations et des cultures dans votre roman ?
Non, je dirais même au contraire. On se rend compte qu’une tribu d’Amérindiens peut se comporter de la même manière que des habitants d’une ville moderne. Un groupe d’humains reste un groupe d’humains, dans ses attentes immédiates, ses accès de folie, sa courte mémoire. La différence est-elle si grande entre un shaman qui devant sa tribu, autour du feu, entre en transe et libère la nervosité de ceux de sa tribu qui l’écoutent, et un Michael Jackson soulageant ses fans de leurs angoisses le temps d’un de ses concerts, car ils ne pensent plus à leur travail ou à leurs problèmes ?
Une fois qu’on a retiré les panneaux publicitaires, les habits, les lances, le travail, sommes-nous si différents dans nos manières d’avoir peur, nos pressentiments, nos maux, nos pulsions, notre besoin des autres ?


7) Votre roman s’inspire-t-il d’une histoire vraie ou est-il totalement inventé ?
Il s’inspire d’un rêve que j’ai fait la nuit suivant un repas de Noël, en cela on peut la considérer vraie ou inventée.


8) Voulez-vous délivrer une sorte de message aux lecteurs en montrant Shakaim réduit au rôle de produit publicitaire dans ce roman ?
Ce n’est pas le message que j’ai voulu faire passer en particulier, mais il est présent de fait. Il n’y a qu’à marcher dans la rue d’une grande ville pour se rendre compte à quel point toute bonne idée ou « végétal aux vertus bénéfiques » est transformé en « produit publicitaire », comme vous dites. On en perd beaucoup de simplicité, et je ne vois rien de mal dans la simplicité.


Uwishin, le roman

Uwishin, le roman

9) Shakaim sort de cette aventure plus averti, dirait-on. Mais est-ce tout ce que l’on peut dire de ce personnage ? N’y a-t-il pas une sorte de fatalisme en lui-même ?
Il est fataliste de nature, c’est vrai. Mais il prend jour après jour le contrôle de sa destinée, y compris en s’éloignant de la voie qui avait été tracée pour lui, et ce n’est pas facile… L’opposition est tellement insidieuse et oppressante qu’il n’a pas toujours la lucidité ou le courage de l’affronter. Ces deux vertus vont grandir en lui à force de devoir combattre.


10) Le mot de la fin sera…?
Que considérer les voies shamaniques a un intérêt, même pour l’humain urbain du 21ème siècle. Elles ne sont contradictoires ni avec les religions, ni avec la médecine moderne. Il y a un art de faire vivre le corps et l’esprit en bonne entente, et d’ainsi guérir simplement et sans médicament les maux de tête, de ventre, de dos, vertiges et autres. Découvrez les fondements de cet art au milieu d’un roman exotique et énergique : Uwishin.


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