mon moto
Travailler, dormir, manger, faire du sport, de la musique, faire la fête et mourir.
Blog sur la poésie l'écriture et l'édition
Travailler, dormir, manger, faire du sport, de la musique, faire la fête et mourir.
Tu étais tellement belle qu’en te voyant arriver de loin, tu sentais déjà bon.
Quand tu es passée près de moi, quel plaisir de voir confirmée cette promesse du monde tout devenait possible.
parisian dundee
ça fait un moment que je vous ai pas servi un petit texte poétique, simple et plein d’allant comme je les aime. Je suis en ce moment en pleine recherche de sens, vous savez la situation dans laquelle on se retrouve quand on finit un cycle et qu’on en prépare un nouveau. C’est agréable, excitant, n’est-ce pas ? Quand tous les projets ne sont qu’idées, que tous les lieux ne sont que des rêves de voyages, quand les futurs emplois sont sans défaut, riches à vouloir dormir au boulot… Oui, c’est ça vous l’avez… Toutes ces voix de tous ceux qu’on pourrait être si on suivait l’un ou l’autre des chemins….
encore un cri
tous les orages toutes les voix
un seul furieux appel
commotion du temps
étriqué insoumis
gorgé de sang et de non-dits
inaudible
perdu mais serein
rien à gagner
tout à jouer tout dans la balance
tout tenter
à la lumière d’une faille espérer vaincre
se tromper encore
y replonger avec folie
sans rien mûrir
oublier le point
dépassé sans doute
hésiter entre rire et souffrance
ne pas s’en contenter
un cri encore
rauque et solitaire
aussi seul mais plus rageur
pour qui voudrait l’entendre
Les maisons s’ouvrent pour moi comme si elles étaient closes. Si frustrant de savoir que mon talent n’y est pour rien : s’il suffit d’une belle gueule à quoi bon travailler ?
Un petit texte d’expression de mon cru comme toujours sur ce blog, simple et naturel pour décrire ces réveils et ces séparations, et surtout cette condition instable et répandue d’ensemble sans être ensemble, ensemble à l’occasion, par laquelle nous passons tous, d’un côté, de l’autre, ou a cheval sur la barrière.
Elle m’a dit « adieu », encore une fois, entre deux coups de pinceau…
Cette lopette en salopette n’est qu’une salope.
D’ailleurs plus personne n’en porte mais putain,
Qu’est ce qu’elle m’en fait tenir la morue !
A s’en croire la reine des océans ; aux dents longues
De la mer de chopper toujours un plus gros poisson.
Un qui en plus d’éponger ses désirs arrosera toujours plus ses beuveries.
Moi qui n’ai pas le sou, je passe en second,
Dans l’ombre des fonds de soirée, je fais tapisserie tout du long
En l’attendant, je la vois tricoter ses filets, se débattre,
Glisser sur leur torse ses griffes qui se plantent dans mon cœur
Et me pénètrent et me violent, m’emprisonnent et me sauvent.
Cette douleur qui chaque fois me fait revivre, jusqu’au réveil.
Ah le soleil et tout son mensonge !
Elle courre pour une nouvelle flèche,
Moi sur le fil, face à la glace, la raison file,
Une journée commence, pendu à ses bras qu’elle ne me tend pas.
La poésie moderne a-t-elle besoin d’être crue, cash, gore, vulgaire pour s’acheter une décence, une crédibilité, pour oser ce montrer et qu’on accepte de la regardée sans avoir honte ? Parfois je suis obligé de dire que je vais slammer pour qu’on écoute ma poésie… Oui, il y a une force à pouvoir exprimer des choses simplements, comme on les ressent, sans pincette, sans métaphore, même une liberté du possible des sujets traités. J’aime toutes les formes de poésie, des figures imposées à l’applat de couleurs difforme. Alors voilà, simplement exprimé, un plaisir simple que je crois nous partageons.
dernier plaisir
ça me tire si fort que je voudrais être une femme
même bourrée
escabeau vers la gerbe
monotonie de tes seins
J’en ai pris pour combien ? CDI
au chômage
pourquoi j’ai proposé ?
ascenseur vers le trip
lumières
fin du film
ça repart
toute ma vie au ciné pour que tu la fermes
un demi
un petit, un mi-temps de truc qui m’aille
Je baisse mon froc, j’aime chier
dernier plaisir total
mon bonheur à fleur de peau