Blog sur la poésie l'écriture et l'édition

Mon dernier roman

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Archive for the ‘remarques’ Category

Le bonheur d’être prof

Depuis quelques jour je donne ma session annuelle de cours en école de commerce. Quel pied ! C’est une expérience que je m’accorde d’une semaine annuelle et que je ne négligerai pour rien au monde.
Face à une salle d’étudiant on ne pense pas à autre chose, ils sont tellement au taquet sur la moindre remarque la moindre absence, qu’on ne pense même pas à se le permettre, et donc ça vide la tête.
En plus les sujets changent tellement des problématiques de tous les jours que c’est une vraie bouffée d’oxygène.
Je ne peux que conseiller à tous ceux qui bossent de proposer leur service à l’occasion à des écoles pour tenter l’expérience !
Et puis quelle bonheur de retourner dans une école! On a envie de se pointer au BDE pour prendre une bière et faire un baby :)

Parler et écrire ou le regard extérieur

Parfois parler peut être tellement plus difficile qu’écrire… Vous ne trouvez pas  ? J’ai entendu que pour certains écrire était tellement plus difficile que dire.

Moi je peux formuler n’importe quoi avec des mots, surtout ce que je pense. Mais le dire, dans certaines circonstances, relève de l’impossible.  Demandez moi de vendre un truc, je le ferai, demandez moi d’expliquer n’importe quoi, je le ferai sans problème. Du moment que mes sentiments ne sont pas impliqués. Là , c’est le drame. Et vas-y que je beggaie, que je formule n’importe comment des phrases qui ne veulent rien dire et qui surtout n’illustrent pas du tout ma pensée, que je tourne autour du pot sans aucune clarté… Pathétique. J’appelle ça le troisième oeil, quand je me vois comme si j’étais à l’extérieur de mon corps dans ces moments là et que je me dis… “c’est vraiment un peu pathétique”.  Dur de s’affronter avec une telle faiblesse. Surtout que bien sur ça n’arrive pas tous les jours et donc qu’on a du mal à s’améliorer, en plus à chaque fois c’est grave (entre guillements), du moins c’est implicant, donc ça enfonce dans la conscience de ce problème, et ça met encore plus la pression pour la suite. Parfois j’ai l’impression que ça ressemble à quelqu’un qui bande mou, ou éjaculateur précoce ou je ne sais pas : à chaque fois se tapper la hont, se mettre la pression à soi même pour qu’au final la petite progression qu’on aurait eu soit moins forte que la chûte qu’on vient encore de subir et qu’au lieu de s’en sortir on sombre. Pas très réjouissant? Et pourtant ! Le truc fou dans tout ça c’est qu’on ne s’en sort pas (je crois) à coup de grande thérapie, mais juste à cause d’un déclic, un clash, un satori, un coup… Du jour au lendemain le monde change, parce qu’une des barrière qu’on s’était posé, un mur, vient de s’écrouler.

J’y crois donc, je suis en train de me demander si mes drames de ces derniers jours ne viennent pas de m’offrir la clef ce soir, ou pour la première fois j’ai commencé (très mal et pendant quelques minutes sur une heure de conversation, à me prendre le bras moi même, rassembler mes couilles pour dire trois phrases cohérente).

Bien sur vous serez au courant des suites ;)

Le dernier Eurostar de Waterloo, j’y étais

Après le grand moment symbolique des 18:02 pour la release du nouvel iPhone pour O2, voici donc le nouveau moment 18h00 historique qui vont complètement changer la face du monde. J’ai réservé ce week end il y a trois mois pour avoir un billet pas char, et c’est surement pas en rentrant un mardi soir que je m’attendais à un tel bordel en arrivant dernier eurostar(déchiré comme il se doit après 6 jours à London BABY!) à mon Eurostar. Concert de Stars anglaises, et que ça pleure, grande déclaration de je ne sais pas qui, bref la grosse artillerie pour dire adieu à la gare portant le nom le plus pourri de toute l’histoire du chemin de fer : Waterloo!! Bienvenu King’s Cross, Bienvenu St Pancras ! C’est les constructeur de la ligne direct Waterloo / Banl (station de la City desservie en direct depuis Waterloo) qui vont être content. Enfin cette petite gare très pourrie ne me manquera pas, non pas que j’aime particulièrement le modernisme, mais c’était un chef d’oeuvre de travail à l’anglaise : moche pourri, désuet, moche, pourri, usé comme si ça avait trois mille ans, rouillé, pas stable, bruillant. Heureusement que les français ont mis leur grain de sable pour avoir une gare correcte à St Pancras. Non mais sérieux !! (Que ceux qui me trouvent chauvin fasse deux changements de dix kilomètres à pied à Londres escaliers inclus ou alors se fasse goutter dessus à New York…)

Allez, bye bye Waterloo et bienvenue à High Speed 1 to St Pancras!!

ils sont fous ces londoniens!

Par Toutatis ! Il semble que la célèbre phrase d’Obélix, que je n’utilisais avant iphine queue o2 magasin sortieessentiellement que pour les japonnais, soit désormais applicable aussi aux anglais. J’étais tranquillement à Londres en fin de semaine dernière, en train de marcher d’Oxford Circus où j’avais fait quelques achats à Bank (La City), là où bossent tous les financiers, afin de les chopper à la sortie du boulot et de prendre ensemble quelques choppines. A chaque magasins O2 (opérateur téléphone mobile), je voyais des files énorme de gens qui attendaient, et ces files grandissaient, grandissaient. Je n’en tins plus et allai demander la raison de tels attrouppemment. Les gens répondirent avec un grand sourire, limite à se foutre de ma gueule du genre “QUOI MAIS COMMENT TU NE PEUX PAS ETRE AU COURANT ?????” qu’à 6:02 pm ce jour là sortait l’iPhone compatible avec le réseau anglais…
No comment. Enfin si. Que les japonnais fassent 48h de queue pour la sortie de la iphone queue dans les magasins o2playstation pourquoi pas, que les américains passe le même temps à attendre pour un concert de Britney Spears admettons, ils ne sont pas Européens ceux-là, j’admets que nous puissions être différents à ce point. Mais là, que des anglais (ok se sont encore des insulaires, mais bon…) si proches de nous par la distance, ce mettent à avoir ce même genre de comportement débile… par Toutatis, moi qui croyait que leur temps vallait de l’argent ! Est-il si important de se la péter à se point qu’ils ne puissent attendre quelques heures/jours ?

Un avis ? Le feriez vous ?

encore un cri

ça fait un moment que je vous ai pas servi un petit texte poétique, simple et plein d’allant comme je les aime. Je suis en ce moment en pleine recherche de sens, vous savez la situation dans laquelle on se retrouve quand on finit un cycle et qu’on en prépare un nouveau. C’est agréable, excitant, n’est-ce pas ? Quand tous les projets ne sont qu’idées, que tous les lieux ne sont que des rêves de voyages, quand les futurs emplois sont sans défaut, riches à vouloir dormir au boulot… Oui, c’est ça vous l’avez… Toutes ces voix de tous ceux qu’on pourrait être si on suivait l’un ou l’autre des chemins….

                      encore un cri    

tous les orages toutes les voix
un seul furieux appel
commotion du temps
      étriqué insoumis
gorgé de sang et de non-dits
      inaudible
perdu mais serein
rien à gagner
tout à jouer tout dans la balance
    tout tenter
à la lumière d’une faille espérer vaincre
    se tromper encore
y replonger avec folie
sans rien mûrir
    oublier le point 
          dépassé sans doute
hésiter entre rire et souffrance
ne pas s’en contenter

un cri encore
        rauque et solitaire
aussi seul mais plus rageur
                pour qui voudrait l’entendre

Rencontre avec des comédiens

theatreAujourd’hui j’ai rencontré les comédiens et le metteur en scène qui vont jouer ma pièce ‘ballade nocturne’. C’est très bizarre comme sensation et je ne m’y suis pas du tout senti à l’aise, j’espère que ça va venir.

C’est surtout dû au texte. J’ai écrit cette pièce sans trop la retravailler histoire de voir si elle plaisait, et très rapidement je me retrouve avec metteur en scène et comédiens, avec un texte encore imparfait. Forcément j’ai super la honte. Ils m’ont fait des remarques sur mon textes, beaucoup sont justifiées et méritent corrections, mais pour d’autres ça touche au coeur du propos, de la constitution des personnages. Dûr de filtrer à la volée des remarques faites sur le texte celles qui sont applicables des autres. J’ai une pelletée de notes et d’idées, rien que dans le métro en rentrant j’ai couvert deux feuilles. Je déteste écrire comme ça dans le métro, j’ai l’impression que les gens disent qu’on se la pète à écrire juste pour être regardé alors que si ça se trouve ce qu’on écrit ce n’est même pas des phrases. Comme ces mecs à l’époque des premiers téléphones qui faisaient semblant de téléphoner dans des gadgets en plastiques. Enfin bref je les emmerde les gens, je préfère qu’ils me prennent pour un branleur que de rater toutes les idées sorties de la réunion. Depuis j’en ai mis une bonne couche, quatre heure de mise en forme et d’organisation des modifs à effectuer, au sortir d’une journée de boulot je suis bien cassé. Je vais prendre une journée de congé la semaine prochaine, avec le pont du premier novembre ça me fera 4 jours pour écrire et me plonger dans le truc.

En plus de ce week end ça me laissera le temps pour leur envoyer le texte final dans le délais. Les premières représentations sont prévues mi février. Je sens que d’ici là ça va être rock n roll. C’est pas comme si j’avais 15 projets en même temps et ce bouquin à faire éditer. La vie est une question de priorité, mais la vraie question est : combien peut on avoir de priorité. Je n’en ai qu’une, écrire, alors tant que j’écris… D’ailleurs theatreaujourd’hui j’ai eu une super réponse d’un éditeur, mais bon, qui ne veut pas éditer mon livre ‘en l’état’. C’était la version de juin, j’ai hésité à décroché mon téléphone pour appeler la nana et lui dire que je viens de passer 4 mois à le retravailler, mais sachant qu’elle a posté sa réponse il y a deux jours je suis pas sûr que ce soit la meilleure solution… Je vais attendre un mois et bosser dessus parce que c’est clair qu’elle ne le lira pas 3 fois.

C’est très solitaire d’écrire un roman. On est face à l’histoire, aux personnages, à l’écriture, à la mise en forme, au démarchage, au retravail, tout ça tout seul. C’est très oxygénant d’écrire du théatre, on peut sortir discuter avec les comédiens, le metteur en scène. Bientôt il y aura de la communication, des affiches, peut-être je pourrais coudre un peu des décords, je crois que ça va me plaire.

au pire il me restera toujours la poésie ;)    et mon blog :)