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il n’y a pas de honte à être un peu sensible

Parfois j’ai l’impression qu’avant même de les avoir rencontrées je les avais déjà oubliées. Je ne le calcule pas je ne le réfléchis pas je ne l’intellectualise pas,ma retraire je m’en fous déjà et pour longtemps les cours de la bourse et pourquoi je me suis penché vers elle et pas vers sa voisine ces phrases échangées et toute sa contenance parler de rien un moment poli, jolie, toi aussi ? Tout ça ma bouche, moi autre part déjà avec elle déjà autre part. Elle le sait bien. Les visages défilent les contextes si dûr de recaser l’un avec l’autre, la confusion ne s’intale plus elle règne déjà depuis longtemps sur ces terres et le doigt dans la machine emporte tout le bras et le corps quand on a mis un pied dans la facilité tout muret est un obstacle infranchissable et ce qu’il protège un eldorado inateignable. Ces Eldorados perdus objets de tous mes rêves prise d’élan je saute je vois de l’autre côté je plante mes mains dans le muret (ridicule image) le grand gaillard bute pourquoi s’en faire d’ailleurs demi-tour subit oubli oui le temps de descendre une autre bouteille et de se laisser rouler dans un champs, mais ce champs depuis le debut ne plaisit pas, pas comme l’autre derrière le muret. Alors retour à l’aube métro taxi peu importe la rue défile ces gens à peine levés, habillé comme pour partir en soirée quand tous vont au travail la même situation encore une fois, une fois de plus, je ne voulais pas ça. Belle excuse, les excuses masculines sont les plus belles du monde, si touchantes de ridicule et si ridicules de vision. Combien de fois un homme peut-il répéter les mêmes erreurs avec les femmes ? Toute sa vie. Mais ça ne l’empêchera pas de rêver à une autre, derrière le petit muret infranchissable et avec laquelle se serait enfin différent. Oui j’en rêve, sincèrement même, en rentrant le dimanche matin encore bourré, aux premières lueurs de l’aube.
Il n’y a pas de honte à être un peu sensible, il n’y a pas de honte même à le montrer. Souvent je me rappelle, en rentrant d’une nuit à baiser comme un fou une comédienne ou un top modèle, complètement défoncé, être rentré chez moi et avoir pleuré en écoutant L’encre de tes yeux de Cabrel en pensant à mes amours perdus. Il ne faut vouer aucun culte au gore, pas plus qu’il ne faut le rejeter. Il n’y a pas de honte à être un peu sensible.

3 reponses to “il n’y a pas de honte à être un peu sensible”

  1. teksht Says:

    Quoi?

  2. parisiandundee Says:

    qui?

  3. teksht Says:

    Ce.

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