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Parler et écrire ou le regard extérieur

Parfois parler peut être tellement plus difficile qu’écrire… Vous ne trouvez pas  ? J’ai entendu que pour certains écrire était tellement plus difficile que dire.

Moi je peux formuler n’importe quoi avec des mots, surtout ce que je pense. Mais le dire, dans certaines circonstances, relève de l’impossible.  Demandez moi de vendre un truc, je le ferai, demandez moi d’expliquer n’importe quoi, je le ferai sans problème. Du moment que mes sentiments ne sont pas impliqués. Là , c’est le drame. Et vas-y que je beggaie, que je formule n’importe comment des phrases qui ne veulent rien dire et qui surtout n’illustrent pas du tout ma pensée, que je tourne autour du pot sans aucune clarté… Pathétique. J’appelle ça le troisième oeil, quand je me vois comme si j’étais à l’extérieur de mon corps dans ces moments là et que je me dis… “c’est vraiment un peu pathétique”.  Dur de s’affronter avec une telle faiblesse. Surtout que bien sur ça n’arrive pas tous les jours et donc qu’on a du mal à s’améliorer, en plus à chaque fois c’est grave (entre guillements), du moins c’est implicant, donc ça enfonce dans la conscience de ce problème, et ça met encore plus la pression pour la suite. Parfois j’ai l’impression que ça ressemble à quelqu’un qui bande mou, ou éjaculateur précoce ou je ne sais pas : à chaque fois se tapper la hont, se mettre la pression à soi même pour qu’au final la petite progression qu’on aurait eu soit moins forte que la chûte qu’on vient encore de subir et qu’au lieu de s’en sortir on sombre. Pas très réjouissant? Et pourtant ! Le truc fou dans tout ça c’est qu’on ne s’en sort pas (je crois) à coup de grande thérapie, mais juste à cause d’un déclic, un clash, un satori, un coup… Du jour au lendemain le monde change, parce qu’une des barrière qu’on s’était posé, un mur, vient de s’écrouler.

J’y crois donc, je suis en train de me demander si mes drames de ces derniers jours ne viennent pas de m’offrir la clef ce soir, ou pour la première fois j’ai commencé (très mal et pendant quelques minutes sur une heure de conversation, à me prendre le bras moi même, rassembler mes couilles pour dire trois phrases cohérente).

Bien sur vous serez au courant des suites ;)

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