Rencontre avec des comédiens
Aujourd’hui j’ai rencontré les comédiens et le metteur en scène qui vont jouer ma pièce ‘ballade nocturne’. C’est très bizarre comme sensation et je ne m’y suis pas du tout senti à l’aise, j’espère que ça va venir.
C’est surtout dû au texte. J’ai écrit cette pièce sans trop la retravailler histoire de voir si elle plaisait, et très rapidement je me retrouve avec metteur en scène et comédiens, avec un texte encore imparfait. Forcément j’ai super la honte. Ils m’ont fait des remarques sur mon textes, beaucoup sont justifiées et méritent corrections, mais pour d’autres ça touche au coeur du propos, de la constitution des personnages. Dûr de filtrer à la volée des remarques faites sur le texte celles qui sont applicables des autres. J’ai une pelletée de notes et d’idées, rien que dans le métro en rentrant j’ai couvert deux feuilles. Je déteste écrire comme ça dans le métro, j’ai l’impression que les gens disent qu’on se la pète à écrire juste pour être regardé alors que si ça se trouve ce qu’on écrit ce n’est même pas des phrases. Comme ces mecs à l’époque des premiers téléphones qui faisaient semblant de téléphoner dans des gadgets en plastiques. Enfin bref je les emmerde les gens, je préfère qu’ils me prennent pour un branleur que de rater toutes les idées sorties de la réunion. Depuis j’en ai mis une bonne couche, quatre heure de mise en forme et d’organisation des modifs à effectuer, au sortir d’une journée de boulot je suis bien cassé. Je vais prendre une journée de congé la semaine prochaine, avec le pont du premier novembre ça me fera 4 jours pour écrire et me plonger dans le truc.
En plus de ce week end ça me laissera le temps pour leur envoyer le texte final dans le délais. Les premières représentations sont prévues mi février. Je sens que d’ici là ça va être rock n roll. C’est pas comme si j’avais 15 projets en même temps et ce bouquin à faire éditer. La vie est une question de priorité, mais la vraie question est : combien peut on avoir de priorité. Je n’en ai qu’une, écrire, alors tant que j’écris… D’ailleurs
aujourd’hui j’ai eu une super réponse d’un éditeur, mais bon, qui ne veut pas éditer mon livre ‘en l’état’. C’était la version de juin, j’ai hésité à décroché mon téléphone pour appeler la nana et lui dire que je viens de passer 4 mois à le retravailler, mais sachant qu’elle a posté sa réponse il y a deux jours je suis pas sûr que ce soit la meilleure solution… Je vais attendre un mois et bosser dessus parce que c’est clair qu’elle ne le lira pas 3 fois.
C’est très solitaire d’écrire un roman. On est face à l’histoire, aux personnages, à l’écriture, à la mise en forme, au démarchage, au retravail, tout ça tout seul. C’est très oxygénant d’écrire du théatre, on peut sortir discuter avec les comédiens, le metteur en scène. Bientôt il y aura de la communication, des affiches, peut-être je pourrais coudre un peu des décords, je crois que ça va me plaire.
au pire il me restera toujours la poésie
et mon blog